Diapositive1



Antisémitisme de Hassan Iquioussen


Dans sa conférence «La Palestine, histoire d'une injustice», le prédicateur compare le Hamas à Jean Moulin

«Les Juifs ne cesseront de comploter contre l'islam»
C. G.
Le Figaro - 28 octobre 2004

HI_12Sous le titre La Palestine, histoire d'une injustice, une conférence en français du prédicateur Hassan Iquioussen, enregistrée il y a dix-huit mois, est une véritable charge antisémite. Vendue dans des librairies musulmanes et via Internet sous forme de cassette, cette causerie dresse un portrait haineux et nauséabond des Juifs : «ingrats», «avares», des gens qui vivent «entre eux, dans des ghettos car ils ne veulent pas se mélanger aux autres qu'ils considèrent comme des esclaves». S'ensuit une litanie d'accusations, liées à des épisodes du Coran : les Juifs «ont toujours méprisé les êtres humains» et «n'ont aucun scrupule à tuer des prophètes». Le prédicateur raconte notamment comment une juive a tenté d'empoisonner le prophète pour vérifier s'il était vraiment l'envoyé de Dieu. Mahomet survécut et pourtant, «elle ne s'est pas convertie. Voyez l'entêtement». Les Juifs «ne respectent rien», poursuit-il. Ils sont «le top de la trahison et de la félonie». Depuis ce temps, «les Juifs ne cesseront de comploter contre l'islam et les musulmans».

Les caractéristiques des Juifs expliqueraient, selon lui, l'actuelle situation de la Palestine. Félons, les sionistes auraient ainsi poussé «Hitler à faire du mal aux Juifs allemands pour les forcer à partir», affirme le conférencier. Car, «le but des Juifs c'est de faire Eretz Israël, du Nil à l'Euphrate, du sud de la Turquie jusqu'à Médine. Ils ont sorti des pièces de monnaie, des cartes du grand Israël, c'est connu, ça», insiste-t-il devant un public que l'on devine étudiant et qui ne proteste pas. Les Arabes ayant tenté de faire la paix avec Israël sont qualifiés de «traîtres». Le président égyptien Anouar el-Sadate est dénigré comme un «agent américain». Yasser Arafat et ses hommes sont présentés comme des dépravés, le chef de l'OLP discutant en secret depuis des années avec l'État hébreu. Seuls les vrais musulmans, les «martyrs», «moudjahidins» défendent, à l'entendre, les Palestiniens. Ces croyants ont créé le Hamas, qui signifie, selon Iquioussen, «ferveur, entrain, la pêche. Ces sont des gens qui vont jusqu'au bout. La branche armée travaille très bien. Elle fait du bon boulot».

Pour légitimer les attentats commis par cette organisation, le prédicateur la compare à Jean Moulin : «Un héros qui a tué des Allemands pour libérer son pays. C'est ce que font les Palestiniens. Ahmed Yacine, c'est Jean Moulin.» Et de conclure : «Israël est un État qui n'a pas lieu d'être

Interrogé, Yamin Makri, le directeur des éditions Tawhid qui diffuse la cassette, se désole : «Un auditeur nous a alertés. Exceptionnellement, nous n'avions pas vérifié le contenu de la cassette.» Ce responsable proche de Tariq Ramadan et du Collectif des musulmans de France affirme avoir donné des ordres, il y a huit mois, pour que cette cassette soit retirée de la vente. Elle est pourtant en vente.

Joint au téléphone, Hassan Iquioussen semble en revanche assumer : «Je décris des épisodes relatés dans le Coran. Vous ne voulez pas abroger le Coran ?» Il propose cependant d'en débattre en public. «Qu'on me prouve que j'ai tort et je changerai d'avis !»

 

image_sujet3_165


______________________________________________

forums de discussion...

orthographe et syntaxe non corrigées


Forum Le Monde - 31 octobre 2004

Re: Le vrai visage de l'UOIF
[re: Giona ] Combat Répondre à à cette contribution Envoyer cette contribution par mail
31/10/2004 00:34

Le Centre Simon Wiesenthal (CSW) a remis à Dominique de Villepin, ministre de l'Intérieur, un rapport ''Le vrai visage de l'UOIF (Union des organisations islamiques de France) : Antisémitisme, apologie et financement du terrorisme et appel au Djihad''.
Il lui a demandé de ''mener une enquête qui devrait conduire au démantèlement - ainsi qu'au lancement d'une procédure de condamnation - de l'actuel groupe dirigeant de cette organisation et leur remplacement par les voix plus modérées de l'Islam français


Bonne nouvelle
[re: Giona ] Giona Répondre à à cette contribution Envoyer cette contribution par mail
29/10/2004 13:16

L'immam n'est pas français, mais marocain, et donc expulsable.

Dans un premier temps, les autorités françaises ont pensé que le jeune homme, très apprécié des jeunes musulmans, qui est né en France, était français, ce qui le rendait inexpulsable. Il s'avère en fait qu'il est marocain et a refusé la nationalité française. Dès lors, il risque l'expulsion. Mais Hassan Iquioussen aurait tenu les propos controversés il y a deux ans, et les faits seraient donc prescrits. Le ministère de Justice s'est néanmoins saisi de l'affaire à la demande du ministre de l'Intérieur.

La cassette de la conférence incriminée était commercialisée par les éditions Tawhid, proches de l'intellectuel Tariq Ramadan. Hier, elle avait disparu du catalogue de l'éditeur.



29/10/2004, 22h43
Le Sultan
Enregistré ++
Date d'inscription: avril 2004
Âge: 20
Messages: 789

Re : hassan IQUESSAN s'explique ce soir LILLE devant FR3 et les musulmans

Salem alaikoum,

le probleme c'est que notre frère a reconnus ses "erreurs" et n'a pas du tout nier les accusations du Figaro...

AFP - Lille. Hassan Iquioussen, prêcheur de l'UOIF dont le ministre de l'Intérieur a condamné les propos, a déclaré : "je reconnais avoir tenu des propos déplacés, je reconnais mes torts. Je condamne mes propos déplacés . L'antisémitisme est une horreur".
"Je fais une centaine d'interventions par an. Ça m'arrive de déborder, je n'ai pas de scrupules ni de honte à reconnaître mes erreurs", a-t-il ajouté

Sachez que depuis cette dêpeche, qui est arrivé en début d'après midi, les sionistes ne le lâchent plus

Donc à present plus la peine de dire que ses phrases cités par la journaliste ont été pris de leur contexte puisque lui même avoue sa faute aux medias.
Maintenant que Hassan a reconnus les faits, le ministre de l'interieur va pouvoir entamer une procedure judiciaire qui va aboutir sans probleme:

AFP - Paris. Le ministre de l'Intérieur, Dominique de Villepin, a condamné jeudi soir "les propos inacceptables" attribués à Hassan Iquioussen, un prédicateur de l'UOIF. Il rappelle sa détermination à ce que tous les moyens légaux permettant de réprimer de tels propos puissent être mis en oeuvre", indique un communiqué, ajoutant que le dossier a été transmis au garde des Sceaux "afin qu'il examine les suites possibles".

Selon Libé, il risque l'expulsion

Dernière modification par Le Sultan le 29/10/2004 à 22

hassan_internet

______________________________________________


Islamisme

Iquioussen ou la culture de la haine antijuive

journal L'Humanité

Ce dirigeant de l’Union des organisations islamiques de France diffuse un discours mensonger et haineux, émaillé de grossièretés historiques. Hassan Iquioussen est un personnage inconnu des médias et du "grand public". Il est pourtant fort connu de milliers, de plusieurs dizaines de milliers de jeunes, d’hommes et de femmes. Ses conférences données à travers l’Hexagone rassemblent un public nombreux et attentif. Elles se diffusent en cassettes audio à des milliers d’exemplaires.
À moins de se rendre à l’une de ses multiples causeries, il est très difficile de découvrir son visage. L’homme est né, il y a environ trente-cinq ans, dans le Nord-Pas-de-Calais, d’un père mineur. À l’adolescence, à la recherche de son identité, il découvre l’islam, ou du moins un islam. Il en devient militant. Après un troisième cycle universitaire en histoire, il se consacre à plein temps, avec l’UOIF, à son action auprès des jeunes issus de l’immigration. Il est souvent présenté comme un "prédicateur". Le mot peut prêter à confusion. Hassan Iquioussen ne prêche pas une vérité religieuse à la manière des évangélistes américains. Il témoigne de la foi en "éclairant", à la lumière du Coran et des hadith (les commentaires attribués à Mahomet), les préoccupations suscitées par les problèmes du quotidien : les rapports parents-enfants, la fondation et la vie du couple, la vie en bon voisinage... Dans son discours, nulle érudition. Iquioussen est le double populiste de Ramadan. Le langage est plus direct, se veut "jeune", un "français des banlieues". Le propos révèle une attention soutenue à la sensibilité de l’auditoire, à ses réactions.

Avec quelques lapalissades, pas mal de simplismes, un modernisme de bon aloi qui chemine toujours vers le respect de la tradition. Hassan Iquioussen est devenu la référence de milliers de jeunes musulmans français. Dans son abondante production, qui figure à côté de celle de Tariq Ramadan au catalogue de la maison d’éditions Tawhid et qui est diffusée dans toutes les librairies islamistes, deux cassettes diffèrent de l’ordinaire : la Palestine, histoire d’une injustice et Irak, guerre et médias.

Pour "éclairer" le drame du Moyen-Orient, Iquioussen remonte à la Bible : "Il y a eu beaucoup de prophètes chez les enfants d’Israël car ils oublient souvent. Ce sont des ingrats, un peuple qui a besoin d’être rappelé à l’ordre vingt-quatre heures sur vingt-quatre." Tout y passe : Abraham, Moïse et David qui "étaient des musulmans " (des siècles et des siècles avant la révélation du Coran à Mahomet !), Nabuchodonosor et les Romains avec lesquels le conflit éclate parce que "la théorie des juifs dit qu’ils sont le Peuple élu et que Dieu a créé les êtres humains pour les servir, comme des moutons, des esclaves". Puis vient Mahomet. À Médine, une juive tente de l’empoisonner. Dieu le protège, le sauve. N’est-ce pas la preuve recherchée qu’il est bien le prophète ? Iquioussen : "La femme s’est- elle convertie ? Non. Voyez l’entêtement. Retenez ça parce que vous allez comprendre ce qui se passe aujourd’hui. Les juifs n’ont cessé, depuis ce temps, de comploter contre l’islam et les musulmans."

Au fil de la causerie viendront ainsi "le premier schisme dû à un juif yéménite converti pour détruire l’islam de l’intérieur", puis, beaucoup plus tard, "en Turquie, la révolution des Jeunes Turcs conduits par Mustapha Kemal, un juif converti hypocritement à l’islam 'toujours' pour détruire l’islam et les musulmans de l’intérieur". Et encore, Nasser, pas un juif mais "le traître des traîtres, l’ennemi de la Palestine et de la cause arabe, un suppôt de l’Occident". Arafat est, lui aussi, voué aux gémonies.

Au fil de l’histoire, les poncifs sur les "juifs avares et usuriers" défilent. Arrive le sommet : "Les textes aujourd’hui le prouvent. Les sionistes ont été de connivence avec Hitler. Il fallait pousser les juifs d’Allemagne, de France... à quitter l’Europe pour la Palestine. Pour les obliger, il fallait leur faire du mal." C’est avec la même rigueur que sont débusqués les fondements de "la complicité" et du "colonialisme" des Américains et des Anglais : "Ce sont des protestants et, dans la religion protestante, il y a la conviction que lorsque tous les juifs seront à nouveau en Palestine alors le messie reviendra."

les vrais musulmans, au premier desquels, Hassan al-Bannâ

Face à l’universel complot, "le seul obstacle se sont les vrais musulmans". Au premier rang desquels Hassan Al Banna, le fondateur des Frères musulmans (eux-mêmes longuement glorifiés) et aïeul de Tariq Ramadam. Tout de suite après apparaît Faysal d’Arabie, partisan du wahhabisme, hérésie intransigeante et rigoriste qui sévit en Arabie saoudite. Dans la foulée, Iquioussen célèbre "le Hamas qui, avec sa branche armée, fait du bon boulot". Tout au long des quarante-cinq minutes de cet exposé, comme au cours de celui, plus court, consacré à l’Irak et où les mêmes "thèses" reviennent, l’auditoire est invité à s’identifier à la cause palestinienne ainsi présentée. L’exposé sur l’Irak se conclut par un appel aux journées organisées par l’UOIF au Bourget en mai 2003, celles-là mêmes où Nicolas Sarkozy a crû bon de se rendre. Une question. Le contenu de ces cassettes, diffusées de façon massive et au grand jour, ne peut être ignoré des pouvoirs publics, du gouvernement. À quoi tient le silence de plomb sur le racisme, "l’antisémitisme des banlieues" et la culture de la haine que répandent Iquioussen et sa maison d’éditions et que couvre, pour le moins, l’UOIF ?

Marc Blachère

Article paru dans L'Humanité, édition du 17 janvier 2004.



- retour à l'accueil