mardi 17 novembre 2015

sunnites non radicaux ?

sunnites non radicaux (1)

 

 

sunnites :

non radicaux ?

 

sunnites non radicaux (2)

 

sunnites non radicaux (3)

 

sunnites non radicaux (4)

 

sunnites non radicaux (5)

 

Les Islamopithèques

Les Islamopithèques Voici des questions importantes pour les musulmans. Cette salle approuve les atrocités prononcées par les imams. Ils ne sont certainement pas majoritaires, mais existent et diffusent leurs vidéos. Qu'en pensent-ils ? C'est le moment de clarifier l'Islam d'Europe et de se dissocier de ces prêcheurs de haine !(Vidéo provenant de Norvège publiée en février 2015).http://youtu.be/KkwXFmeNsmQ

Posté par Waleed Al-Husseini sur mardi 17 novembre 2015

 

 

 

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dimanche 24 octobre 2010

déclaration de Mardin contre la fatwa d'ibn Taymiyya

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déclaration de Mardin

 (Turquie, mars 2010) :

des religieux musulmans contre le jihadisme


La Nouvelle déclaration de Mardin de mars 2010 a été formulée à l'issue d'une conférence tenue les 27 et 28 mars 2010 par des dignitaires islamiques du monde entier dans la ville de Mardin, en Turquie, au sujet de la réinterprétation de la fatwa du savant de l'islam du XIVe siècle ibn Taymiyya. En réinterprétant cette fatwa, les savants ont revu plusieurs des principes fondamentaux cités par les extrémistes musulmans pour justifier le djihad et le takfir (accusation d'hérésie).

La Nouvelle déclaration de Mardin établit les principes suivants : la division traditionnelle du monde entre le "domaine de l'islam" et le "domaine de la guerre" n'est plus valide, parce que toute l'humanité est à présent engagée par les traités internationaux et les lois de la société civile qui garantissent la sécurité, la paix ainsi que des droits nationaux et communautaires pour tous. C'est pourquoi le monde dans sa globalité doit être appelé "lieu de tolérance et de coexistence pacifique entre toutes les religions, groupes et factions.

- La fatwa d'ibn Taymiyya ne peut pas justifier l'accusation de Kufr (hérétique), la rébellion contre les dirigeants, le fait de terroriser et de tuer des musulmans ou des non-musulmans.

- Seuls les chefs d'États sont en droit d'autoriser et de mener le djihad armé, non les individus ou groupes musulmans.

- Les différences religieuses et l'appât du butin ne sont pas des raisons légitimes de mener la guerre.

- Seuls les savants de l'islam hautement qualifiés sont habilités à émettre des fatwas.

- C'est la responsabilité des autorités islamiques de condamner la violence et l'extrémisme de manière claire et explicite. Le principal argument des savants qui participaient à cette conférence était de dire que, tout comme Ibn Taymiyya n'avait pas strictement respecté la division classique du monde en dar al-harb et dar al-islam, les autorités islamiques du monde moderne se devaient de prendre en compte l'évolution des situations. En particulier, ils ont fait valoir que le système international d'aujourd'hui atteint les buts recherchés par l'islam - la paix, la souveraineté, la liberté de culte, etc

- et que les concepts de "domaine de la guerre" et de djihad à son encontre ne sont plus valides. La conférence était accompagnée d'un effort concerté de communication. Les organisateurs ont employé les services d'un cabinet de conseil pour mettre en place un site en langue anglaise (http://www.mardin-fatwa.com) contenant des renseignements sur la procédure, la déclaration de clôture de la conférence, et des coupures de presse. Il est clair que les participants de la conférence se sont également efforcés d'atteindre le public occidental.

La conférence de Mardin a suscité l'ire de nombreux djihadistes et wahhabites extrémistes. Ceci est principalement dû au fait que la conférence avait choisi de se baser sur une fatwa d'Ibn Taymiyya dans le but de faire valoir que ce savant, qui est le djihadiste wahhabite de référence, est aujourd'hui mal interprété.

Certains des savants ayant participé à la conférence, comme le Grand mufti de Bosnie Dr Mustafa Ceric, appartiennent à des écoles islamiques allant à contre-courant des positions d´Ibn Taymiyya ; la décision de se concentrer sur lui semble ainsi avoir été prise dans le but de désamorcer les arguments des djihadistes.

Avant la publication de l'article d'Anouar Al-Awlaki dans "Inspire" [magazine en langue anglaise d'al-Qaïd dans la Péninsule arabique], la conférence avait déjà été critiquée par le cheikh Abou Muhammad Al-Maqdisi, le cheikh Hamid Al-Ali du Koweït, le cheikh wahhabite saoudien Abd Al-Aziz Bin Muhammad Aal Abdel Latif, les cheikhs djihadistes aux pseudonymes de Hussein Bin Mahmoud et Abou Ayyoub Al-Ansari, et d'autres encore.

d'après le site du MEMRI

- voir aussi "The New Mardin Declaration" sur le site iqra.ca (en langue anglaise)

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vues de la conférence de Mardin en Turquie

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jeudi 7 janvier 2010

expulsion d'un imam "islamiste"

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La France expulse

un imam "islamiste radical"


La France expulse un imam "islamiste radical" égyptien jugé "dangereux"

PARIS — Le ministre français de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a annoncé jeudi qu'il avait fait procéder dans la journée à l'interpellation et à l'expulsion en urgence d'un "imam islamiste radical" égyptien, Ali Ibrahim el-Soudany, qui a été renvoyé dans son pays.

Dans un communiqué, M. Hortefeux précise que "cet individu dangereux (...) se livrait depuis plusieurs mois, dans des mosquées de Seine-Saint-Denis, à des prêches appelant à la lutte contre l'Occident, méprisant les valeurs de notre société et incitant à la violence".

Le locataire de la place Beauvau note que si "la République respecte la liberté religieuse", "les prêcheurs de haine, qui n'ont rien à voir avec la liberté religieuse, n'ont pas leur place sur notre territoire".

Le ministère précise que depuis 2001, ce sont ainsi 129 islamistes jugés radicaux - dont 29 imams ou prédicateurs - qui ont été expulsés de France.

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Le Point.fr

Brice Hortefeux a fait procéder à "l'expulsion en urgence d'un imam islamiste radical, Ali Ibrahim El Soudany", a-t-il fait savoir jeudi soir dans un communiqué. L'homme, de nationalité égyptienne, qui prêchait dans des mosquées de Saint-Denis, en région parisienne, a été renvoyé dans son pays d'origine, précise le ministre de l'Intérieur, confirmant une information du figaro.fr.  
 
Ali Ibrahim El Soudany, né en Égypte en 1973, officiait dans plusieurs mosquées de l'Est parisien, principalement à Pantin ou à Montreuil (Seine-Saint-Denis), mais aussi dans certaines autres de la capitale, notamment dans les XVIIIe et XIXe arrondissements. Ses prêches constituaient "une apologie du Djihad", selon des sources proches du dossier, et étaient "assez durs", ont-elles ajouté. Il faisait l'objet d'une surveillance particulière depuis 2008.
 
"Les services spécialisés avaient identifié cet individu dangereux qui se livrait depuis plusieurs mois, dans des mosquées de Seine-Saint-Denis, à des prêches appelant à la lutte contre l'Occident, méprisant les valeurs de notre société et incitant à la violence", détaille le communiqué. Cette expulsion fait suite au renforcement des mesures de sécurité prises en France, en particulier dans les aéroports, après l'attentat manqué d'un islamiste nigérian dans un avion à destination des États-Unis, le 25 décembre dernier. Mais le procédé n'est pas nouveau : selon le ministre de l'Intérieur, ce sont "129 islamistes radicaux - dont 29 imams ou prédicateurs - qui ont été expulsés du territoire national depuis 2001".




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samedi 30 mai 2009

apartheid mortuaire pour musulmans ?



il veut un cimetière musulman


De plus en plus de musulmans veulent se faire enterrer en France dans un cimetière islamique, ce qu’interdit la loi. Une association vient pourtant d’en faire la demande.

L’initiative est unique en France, et risque de froisser les défenseurs de la laïcité. Une association de musulmans de Limoges recherche activement, et ce depuis plusieurs mois, un terrain dans la Haute-Vienne qui permettrait d’accueillir un cimetière uniquement réservé aux musulmans. Les membres de l’AMLF (Association des musulmans de Limoges pour la fraternité) savent bien que la loi française interdit les cimetières confessionnels et n’autorise que les carrés à l’intérieur des cimetières communaux. Mais le président Fethi Belabdelli compte bien trouver un moyen légal pour le créer. «Nous espérons que notre démarche aboutira un jour».

«Nous ne voulons pas provoquer qui que ce soit»

En attendant, l’association démarche des communes du département. Elle a même fini par trouver un terrain à Mézières-sur-Issoire. «Il appartenait à un particulier, mais j’ai expliqué à la personne qui était venue me voir qu’une déviation du bourg allait être construite à cet endroit. La transaction n’a donc pas pu être menée», se rappelle le maire de Mézières, Pascal Godrie.

À Limoges, la place ne manque pourtant pas au carré musulman du cimetière de Louyat. Mais les anciens, comme Mohamed Anfouh, refusent d’y être enterrés. «J’habite Limoges, mes enfants et petits enfants vivent en France. J’aimerais reposer ici, mais sur un terrain réservé aux musulmans», martèle cet homme de 62 ans.

«Beaucoup d’anciens ne veulent pas être enterrés aux côtés des juifs, des chrétiens, et encore moins des athées», explique le secrétaire de l’AMLF, Mohamed Ouladmoussa. Au début du mois, les positions radicales de cette association lui avaient déjà valu de cinglantes critiques de la part de Ni putes ni soumises ou SOS Racisme, qui l’avaient taxée de sexisme et d’antisémitisme.

Fethi Belabdelli les balaie d’un revers de main : «Pour nous, la laïcité, c’est respecter les religions, pas les rejeter. Nous ne voulons pas provoquer qui que ce soit. Nous répondons seulement à une demande toujours plus croissante de la part des anciens. Leur vie est ici, en France, et ils sont de plus en plus nombreux à ne pas vouloir être enterrés au bled, mais sur le territoire français, dans des cimetières musulmans».

Franck Lagier, Le Parisien, 30 mai 2009

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la conception laïque

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carré militaire du cimetière de La Horgne (source)

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carré militaire du cimetière de La Horgne (source)

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mercredi 22 avril 2009

Les islamistes ont pris le contrôle de la vie des musulmans d’Occident

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des auteurs progressistes du Golfe persique :

les groupes musulmans d’Europe

exploitent l’ouverture d’esprit des Européens


Dépêche spéciale n° 2309 Memri 

Deux récents articles parus dans la presse du Golfe évoquent l´attitude des musulmans européens à l’égard de l’Occident. Le 2 décembre 2008, Dhiya Al-Mousawi, un religieux chiite libéral de Bahreïn, publie dans Awan, quotidien libéral koweïtien, un article sur les attentats de Bombay dont certains des auteurs étaient des musulmans naturalisés britanniques. Le deuxième article, de Khalil ’Ali Haidar, journaliste progressiste koweïtien, a été publié le 5 octobre 2008 dans Al-’Ittihad, quotidien des Emirats arabes unis.

Ces deux auteurs critiquent les groupes musulmans d’Europe pour le mal qu’ils font à l’Occident tout en profitant de ses libertés et services. Haidar évoque un problème général, critiquant tous les mouvements et partis islamiques d’Europe, accusés d´encourager l’extrémisme islamique et  de contrôler la vie des musulmans européens. Au lieu de chercher à réduire l’écart entre l’Orient et l’Occident, ils ont délibérément favorisé l´isolement, le repli et, à terme, le terrorisme djihadiste contre l’Occident, estime-t-il.

Voici quelques extraits des articles de Al-Mousawi et Haidar :

Exterminate


Les musulmans européens crachent dans le puit d'où ils puisent leur eau

Dans un article intitulé «Quand le terroriste est britannique de naissance», Al-Mousawi écrit : « ..Il est triste que, dans les pays occidentaux, il y ait des milliers de musulmans qui obtiennent la citoyenneté pour eux-mêmes et leurs familles après avoir été expulsés de leur pays d’origine. [L’Occident] leur accorde l’asile et leur fournit le toit, du travail et l’assurance santé - [et pourtant] ce sont les premiers à se retourner contre leur nouvelle patrie. Pire, certains n’ont aucune problème à commettre un attentat suicide sur la place publique, au sein même des pays qui leur ont accordé leur protection, à eux et à leurs familles … Il est curieux de voir certains imams maudire et insulter l’Occident dans les prêches qu’ils font dans des [mosquées] occidentales, et appeler de leurs vœux la destruction des pays [occidentaux], alors même qu’ils sont placés sous la protection de la police de ces pays...» [1]

Les islamistes ont pris le contrôle de la vie des musulmans d’Occident

Dans la même veine, Al-Haidar écrit : «Le problème de l’Europe et des États-Unis, ce ne sont ni les Arabes ni les musulmans. Ce sont les islamistes, partis ou groupes, qui ont pris le contrôle de la vie politique, religieuse, sociale et culturelle, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des pays islamiques et arabes. [Ces partis et groupes] exercent une influence sur les minorités musulmanes des pays occidentaux... Leur action a consisté à imposer des restrictions à la première génération [d’immigrants], à endoctriner la deuxième génération et à excommunier des syndicats, des organisations et des mosquées.

Depuis de nombreuses années - en fait, depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale -, les pays occidentaux accueillent des Arabes et des musulmans et [leur] laissent une très grande liberté de prêche et marge de manoeuvre. Ils les ont traités avec une extraordinaire bienveillance. Avec le temps, les musulmans se sont renforcés et ils ont resserré leur emprise sur le cœur même de ces sociétés.

La présence d’islamistes [dans les pays européens], avec tous leurs différents partis, groupes et écoles de pensée, a constitué un banc d’essai des relations entre la minorité musulmane, placée sous l’influence de l’endoctrinement [des différents] partis, et ces sociétés démocratiques. Depuis de nombreuses années, les islamistes et tout particulièrement les Frères musulmans, se plaignent des [politiques] oppressives des régimes arabes, du gel des libertés, de la surveillance, etc.

Les écrits de [Abu A’la] Al-Mawdoudi, [2] [initialement publiés en langue urdu], sont de plus en plus populaires dans le monde arabe, corrompant la jeunesse et faussant sa vision du monde. [Al-Mawdoudi] a proclamé à la face du monde, et tout particulièrement à l'attention de [ses] adversaires européens libéraux, l’avènement d’un nouvel ordre social qui serait en tout point supérieur à la démocratie occidentale - qu’il s’agisse de liberté, de souplesse, de tolérance religieuse, etc. - et qui serait mis en place sous la conduite d’une jeunesse musulmane non contaminée par la saleté de la civilisation occidentale et ses [valeurs] matérialistes.»

Les islamistes ont favorisé la marginalisation et le terrorisme

«L’idéologie des Frères musulmans, du parti Al-Tahrir, [3] et d’autres groupes islamiques égyptiens, pakistanais et autres, a propulsé les Arabes et les musulmans d’Europe dans l’obscurité et la confusion. Avec leurs livres, leurs films et leurs idées séparatistes extrémistes, ils ont ouvert la voie à la prolifération de différentes formes d’extrémisme et, de là, au terrorisme déclaré.

Les attaques incessantes contre la civilisation occidentale, contre les lois humaines et les études orientales, ainsi que contre [ce qu’ils considèrent comme] une invasion culturelle et des complots de l'Occident - ont rendu difficile pour [les musulmans] l’intégration au nouvel environnement vers lequel ils ont émigré tout en le haïssant. [Pourtant, son intégration], au moins en ce qui concerne ses intérêts matériels ou les objectifs de son parti [n’a jamais été entravée].»

Aucune culture du renouveau et de l’innovation

«Le mouvement islamique n’a pas adopté l’idée de renouveau et d’innovation ; il n´a pas su voir le côté positif de la société occidentale ou étudier la littérature, la culture et l’art occidentaux afin de se créer un modèle moderne de culture, de littérature et d’art associant des [éléments] occidentaux et islamiques. Même les leaders des Frères musulmans, et d’autres qui sont fiers de la civilisation islamique et se proclament héritiers des civilisations de Bagdad et d’Andalousie - [même ceux-là], au cours du demi-siècle [qu´a duré leur séjour] à Paris, à Londres ou en Allemagne, n’ont pas produit [la moindre] idée nouvelle, et encore moins des [créations] artistiques ou culturelles notables...

Il est vrai qu’ils ont créé des maisons d’édition visant à diffuser les livres et publications de leurs partis ; ils n’ont jamais cessé de perfectionner leurs armes médiatiques que sont la presse, la télévision et d’autres supports ; ils ont développé leurs propres banques et institutions financières [en précisant qu’elles sont] ‘islamiques : pas d’intérêts’ ; ils ont créé des écoles privées, qui n’ont servi qu’à isoler davantage les petits musulmans de leur environnement européen, et ils ont ainsi renforcé le contrôle des partis islamiques sur leur [vie] - et ce n’est là qu’une liste partielle. Mais ce qu’ils n’ont pas fait, c’est agir pour créer un pont entre l’Orient et l’Occident comme l’ont fait, par exemple, les poètes de la diaspora [musulmane]. Ils n’ont jamais non plus cherché à semer les graines de la modernisation, de la démocratie et de la créativité - culturelle, artistique et littéraire - dans les mondes arabe et islamique.

La plupart des articles sur [les musulmans d’Europe], que les médias publient avec beaucoup d’enthousiasme, portent sur les querelles entre mosquées, les crimes d’honneur familiaux, ou le discours religieux extrémiste. Pas une seule de leurs associations n’a jamais patronné le moindre programme culturel utile, et aucun de leurs partis n’a jamais traduit une encyclopédie ou organisé un groupe d’étude s’intéressant à un aspect donné de la culture, de l’éducation ou des liens entre l’Orient et l’Occident. Aucun de ces cercles n’a jamais non plus investi le moindre effort [dans un projet] - pas même pour reconsidérer les écrits des partis islamiques et les moderniser en en supprimant les idées extrémistes et l’idéologie des accusations d’hérésie.»

Abus de tolérance

«La tolérance des Occidentaux envers les musulmans en Europe et aux États-Unis pour ce qui est de la liberté religieuse en général, et leur respect des conversions à l’islam, notamment de la part de juifs et de chrétiens, n’ont servi de modèle à aucun parti islamique : ils n’ont pas appris la tolérance religieuse ; ils n´ont pas été poussés à reconnaître que le choix de la religion est une affaire personnelle ; ils n’ont pas non plus été incités à protéger les non-musulmans dans le monde arabo-islamique. Au contraire, ils sont devenus de plus en plus agressifs, parce qu’ils ont compris que l’Occident cédait à leurs exigences et les traitait avec tolérance. Ils ont donc gagné du terrain et de la popularité, tandis que leur arrogance ne connaissait plus de limites...

La littérature, les publications et les sermons des islamistes, même en plein cœur de l’Europe, conservent pour l’essentiel la structure conceptuelle des anciens écrits [musulmans], puisqu’ils continuent à considérer tous les apports de la civilisation comme des déchets, toutes les prodigieuses innovations technologiques comme des avancées purement matérielles, et la vie et les valeurs de l’Occident comme décadentes et dégradantes.»

Le lien à la violence et au terrorisme

«On a souvent dit que les groupes islamiques modérés n’ont rien à voir avec la violence et le terrorisme. Mais c’est une illusion. Toutes les idées des groupes terroristes cadrent avec l’idéologie des Frères musulmans, du [parti] Al-Tahrir, de Al-Jama’a Al-Islamiyya au Pakistan, et d’autres encore. Des concepts comme l’idolâtrie, la loi de Dieu, l’instauration de la charia et d’autres encore, qui ont acquis de nouvelles connotations fondamentalistes liées aux nouveaux partis dirigeants, n’ont pas été inventés par Al-Qaida ou le Fath Al-Islam. Les notions d’isolement cognitif, d’invalidité des lois humaines et du service de Dieu, la dévalorisation des valeurs de patrie et de citoyenneté ainsi que toutes les facettes du réalisme politique, ou encore les proclamations telle la devise des Frères musulmans ‘la mort pour Allah est notre plus haute aspiration’ et beaucoup d’autres - tout cela n’a pas été inventé par Al-Zarqawi, ben Laden, ou [Sheikh Abu Muhammad] Al-Maqdisi…

Que peut-on attendre d’un jeune qui se trouve confronté à l’idée [suivante, que l’on trouve] dans un livre fréquemment étudié par les Frères musulmans : ‘Nous vivons aujourd’hui dans une jahiliya [l’ère pré-islamique du culte des idoles], similaire à l’idolâtrie du temps de [Mahomet], et même pire. Nous sommes entourés par l’idolâtrie. Les réalisations et les croyances des hommes, les traditions et coutumes des peuples, leurs sources traditionnelles, leurs arts et leur littérature, leurs lois et règlements, et même la plupart de ce que nous considérons comme des aspects de la culture islamique, les autorités islamiques, la pensée et la philosophie islamiques - toutes ces choses sont des produits de l’idolâtrie.

Il ne s’agit là que d’un passage du livre de Sayyed Qutb, Jalons. Ce livre a été traduit dans toutes les langues des pays islamiques : turc, perse, urdu, malais, indonésien, et d’autres encore, comme des centaines d’autres livres des Frères musulmans. Ces livres endoctrinent des milliers de jeunes du monde musulman et attirent [beaucoup d’entre eux] vers des organisations terroristes extrémistes.

Ce passage, qui est lu [et relu] par les islamistes depuis plus de 40 ans, n’est-il pas la principale raison du sentiment croissant de marginalisation des musulmans de leur propre société et de la société européenne, américaine ou australienne vers laquelle ils ont émigré ?

Il ne fait aucun doute que ce sont ces idées, ces textes et ces doctrines - dont certains [nous] paraissent ‘modérés’ et sans danger, [une fois] qu’ils ont empoisonné notre âme - qui ont façonné les idées de beaucoup de musulmans, hommes et femmes, à travers le monde, et ont fait naître une génération de terroristes djihadistes.

C’est ce [phénomène] qui a précipité la rupture entre les islamistes et les sociétés occidentales en Amérique et en Europe. » [4]

Notes

[1] Awan (Koweït), 2 décembre 2008.

[2] Sayyid Abul A’la Mawdoudi (1903-1979)(1903-09-25), également connu sous les noms de Mawlana (Maulana) ou du cheikh Sayyid Abul A’la Mawdudi, était un journaliste, théologien et philosophe politique sunnite pakistanais, et un penseur islamiste majeur. C’était également un personnage politique dans sa patrie du Pakistan, où il a fondé le parti revivaliste Jamaat-e-Islami.

[3] Hizb Al-Tahrir (Parti de la libération) est un groupe islamique radical dont l’objectif est de rallier les musulmans en appelant à l’instauration d’un nouveau califat.

[4] Al-Ittihad (Emirats arabes unis), 5 octobre 2008.


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jeudi 7 décembre 2006

Le silence des musulmans modérés (Bernard Kaykel, 2002)

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Le silence des musulmans modérés (2002)

Bernard HAYKEL

 

 

june18_hostage_bernard2par Bernard Haykel, professeur à l'Université de New York, chargé des études sur le Moyen Orient – site www.dawn.com email bernard.haykel@nyu.edu

Article paru dans la presse américaine le 5-12-2002

Traduit par Albert Soued, écrivain - site www.chez.com/soued

 

Nous sommes nombreux aux États-Unis à être déconcertés par le silence apparent des Musulmans modérés depuis les événements du 11 Septembre 2001.

En dehors des premières condamnations d'intellectuels réputés de l'Islam, la plupart des Musulmans010911_10 semblent avoir accepté la prise en otage de leur religion par les extrémistes.

On appelle "modérés" ceux qui en principe rejettent l'usage de la force et de la violence aveugle pour faire aboutir des objectifs politiques. Or ces "modérés" n'ont pas encore pris position contre les attentats terroristes, ni dans les journaux ni dans les médias audiovisuels.

Il y a néanmoins quelques exceptions notables, comme Khaled Abou el Fadl de l'UCLA qui a d'emblée condamné l'Islam radical. Mais ces rares voix en Occident n'ont pas eu un écho dans le monde musulman. Bien au contraire la majorité de ce monde a montré son scepticisme et a même nié l'implication de leurs frères dans les attaques terroristes. Ils sont allés même jusqu'à inventer un "complot sioniste".

Cet été j'ai fait un grand voyage à travers le Moyen Orient et l'Asie pour rencontrer des érudits de l'Islam, et j'ai donc visité des mosquées, des écoles coraniques, des librairies et des magasins vidéo, tout en regardant les programmes des télés locales ou à satellites et leurs invectives. J'ai feuilleté dans les librairies une documentation considérable sur Osama Ben Laden, et la majorité des écrits ne tarissent pas d'éloges à son égard, tout en imputant la responsabilité des événements aux "militaires américains et aux forces secrètes menées par des Juifs…!"

La perception de ces événements est rapportée d'une manière exemplaire par cet employé saoudien de la "Ligue du Monde Musulman" qui me confia que tout ce qui s'est passé aux États-Unis en septembre 2001 avait pour seul but d'"affaiblir et de détruire l'Islam"!

Pourtant peu de gens rencontrés ont manifesté une satisfaction quelconque devant l'ampleur du drame, mais ils appuyaient sans retenue Al Qaeda. Un juriste de Deoband en Inde, est allé jusqu'à dire par exemple que s'il était prouvé que Osama Ben laden était responsable des attaques subies par les Américains, aucun tribunal islamique ne pourrait le condamner, car il aurait agi conformément aux convictions exprimées par d'éminents juristes musulmans.

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J'ai aussi rencontré des Musulmans modérés qui ont condamné ces actes qui ont terni l'image de l'Islam, mais ils prétendent que ce n'est le fait que d'une minorité, qui ne représente pas le principal courant de l'Islam. Mais quand je leur demandais s'ils avaient exprimé leur point de vue à haute voix dans les médias, ils se sont contentés de hausser les épaules. Comment interpréter alors ce silence?

La raison évidente de ce silence est que al Qaeda, par ses attaques répétées et la réaction militaire américaine qu'elles ont entraînées, a réussi à instillé dans l'esprit des Musulmans que l'Amérique est le principal ennemi de la nation musulmane (ouma). De plus, cette conviction est confirmée par l'appui inconditionnel apporté par les États-Unis au gouvernement Israélien dans sa lutte contre la guerre d'usure, appelée "intifada", et par les préparatifs d'invasion de l'Irak.

Les Musulmans se sentent attaqués directement sur le plan militaire et sur de nombreux fronts. Un intellectuel indien musulman de Nadwat al Oulema, le fameux séminaire de Lucknow, exprime son sentiment en disant qu' "une alliance mondiale a été formée par les Etats-Unis, un arc qui va du fondamentalisme hindou de l'Inde, à travers la Chine, la Russie et aboutit aux Etats-Unis, et dont le but est d'encercler et puis d'étouffer le monde islamique". À travers mes pérégrinations, j'ai noté un niveau de haine insoupçonné, non seulement provoqué par la politique américaine, mais surtout par l'exportation de ses valeurs. Face à un ennemi aussi puissant, les Musulmans préfèrent ne pas laver leur linge sale en public et ne pas s'engager dans des récriminations mutuelles ou des polémiques. Et les sermons des mosquées, les émissions de radio et de télévision insistent plutôt sur la nécessité de rester fermes et unis contre l'ennemi commun. Certains religieux shiites préconisent même un boycott des produits américains. Des posters et des "fatwas" exhortant un tel boycott ont été placardés à Beyrouth-Ouest pendant le mois de Juillet. C'est pour ces raisons que toute critique des extrémistes est considérée comme une trahison de la cause de la "Oumah" (communauté mondiale musulmane).

pic03Il y a également des raisons historiques au silence des musulmans modérés. Lors du dernier demi siècle, ces modérés ont été progressivement marginalisés aux franges de la société politique et intellectuelle, par une nouvelle génération d'activistes connus sous le nom de "salafi" ou "wahabi".

Les "salafi" sont des intégristes qui en matière d'interprétation religieuse s'en tiennent à la lettre du texte coranique et perçoivent la plupart des valeurs occidentales et modernes comme antinomiques à l'Islam. Osama Ben Laden en est un. Bien que souvent ils ne soient pas imprégnés de connaissance religieuse traditionnelle, ces "salafi" diffusent une vision de l'Islam à la fois simpliste et utopique, la revendiquant comme "authentique", car opposée aux valeurs socio-politiques de l'Occident qui menaceraient l'ordre musulman.

Comment se fait-il que cette vision "salafi" ait pris une telle ampleur depuis les années 70?

  1. Tout au long du XXe siècle, les États Musulmans ont coopté des érudits modérés notamment dans les emplois administratifs. Ceux-ci sont  devenus les porte-parole de leur gouvernement et, sur n'importe quel sujet, ils apportaient une caution islamique. Les exemples les plus importants sont par exemple, la fatwa du Moufti d'Egypte autorisant la signature de la paix avec Israël, ou celle qui autorise l'usage de méthodes de contraception pour contrôler le développement démographique. Aux yeux de certains intégristes ces clercs modérés ont perdus toute crédibilité.

  2. Les échecs répétés socio-économiques des politiques séculières et nationalistes de la plupart des pays arabes, qui s'ajoutaient à un autoritarisme armé d'état ont traumatisé le citoyen ordinaire. La mosquée en a profité pour diffuser des messages de sédition auprès de la nouvelle génération plus militante et plus islamique, inspirée par les succès de la révolution iranienne et des moujahidin d'Afghanistan.

  3. Mais le facteur décisif dans le silence des "modérés" a été l'accumulation de sommes énormes de pétrodollars par le Royaume d'Arabie Saoudite et les émirats du Golfe qui ont été dépensées pour la propagation de la doctrine salafi ou wahabi, déjà en vigueur dans le centre l'Arabie (Najd) depuis le XVIIe siècle. A contrario les centres traditionnels d'éducation religieuse ont été privés de cette manne et ils n'ont pas pu former et recruter une nouvelle génération d'érudits modérés. Faute de ressources, la menace wahabi n'a pu être concurrencée ni jugulée.

En Inde, quand j'y étais au mois d'août, j'ai remarqué que le gouvernement Saoudien subventionnait activement la création d'écoles où on prodigue un enseignement religieux intégriste ; et il donnait des bourses à de jeunes étudiants, afin qu'ils puissent s'imprégner de wahabisme dans les universités d'Arabie. On ne peut occulter le fait que pendant ces dernières années l'influence wahabi de l'Arabie a été décisive et elle a modifié le paysage religieux de la région. Ainsi par exemple au Yémen la diffusion de cette doctrine et son financement a torpillé les sectes traditionnelles et modérées Zaydis et Shafiis. Les Zaydis ont pratiquement disparu.

talibanOn peut constater un phénomène analogue au Pakistan où les formes asiatiques d'appréhension de l'Islam telles que le mysticisme "soufi" ont été violemment attaquées par les "salafi". De même en Inde les érudits "h'anafi" de Deoband et les "Nadwa" commencent à désapprouver l'enseignement traditionnel musulman spécifique à l'Inde et qui tient compte des croyances et des pratiques hindoues, leur préférant la doctrine venant d'Arabie. Ce qui est encore plus important, c'est que les richesses du pétrole d'Arabie et des émirats a permis d'acquérir de nombreux médias et des réseaux de télévision où toute critique de la doctrine "salafi" est strictement prohibée et toute discussion religieuse censurée.

Mais cette censure religieuse semble s'atténuer depuis les événements de septembre 2001, des sheikhs non salafi ayant pu s'exprimer sur les chaînes de télévision Iqra, MBC ou al-Jazira. Mais il est difficile de discerner une telle atténuation, à moins d'être versé dans les nuances du langage religieux, dans ses allusions et dans ses références.

Toujours est-il que devant cette attaque massive du monde musulman par les salafi, il n'est pas surprenant que les plus dynamiques des "modérés", tels que Tariq Ramadan ou Nasr Hamid Abou Zaid, pour ne citer que deux, se soient réfugiés en Occident. Les Musulmans nés en Occident devraient être à l'avant-garde du combat de l'Islam modéré, mais ils n'ont pas les mêmes préoccupations et ils subissent également des pressions.

En effet il ne faut pas perdre de vue qu'aujourd'hui le message salafi résonne comme "moderne" aux oreilles du Musulman désenchanté, qui ne trouve pas sa place dans une société occidentale qui lui apparaît parfois comme décadente. Le wahabisme apporte des certitudes et ne se perd pas dans les nuances ou les affres du questionnement: il offre un Islam musclé, sain et conquérant, d'où son attrait et son succès.

Jusqu'au jour où il pourra apporter cet élan dynamique, l'Islam modéré restera marginal dans le débat en cours qui cherche à savoir comment être musulman et à déterminer les contours de l'identité de la société musulmane  moderne.

Bernard Haykel

Email:  bernard.haykel@nyu.edu

haykel


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liens vers Bernard Haykel

- bio-bibliographie : New York University, Departement of History

- bio-bibliographie : New York University (Arts & Science)

- bio-bibliographie sur le site du Department of Middle Eastern and Islamic Studies (université de New York)

- articles parus dans la Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée (REMMM)

- "Middle East : al-Qaeda takes a back seat" (The New York Times, 26 juillet 2006)

- "The Enemy of My Enemy et Still My Enemy" (The New York Times)

- "Terminal Debate" (The New York Times, 11 octobre 2005)

- Bernard Haykel on Suicide Bombings

- "The future of Saudi Arabia" (11 mars 2004)

- "Popular Support First. A response to “Islam and the Challenge of Democracy”" (Boston Review, avril 2003)

- "Al-Shawkânî and the Jurisprudential Unity of Yemen", Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée (référencé sur le site REMMM)


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Posté par michelrenard à 05:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]